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Un jeune guide au profil très maya. 

Tikal, nous avons deux significations différents, trou d’eau car il y avait un gros réservoir ou le lieu des langues, je ne sais pas pourquoi. Ces appellations datent de la fin du 19eme. Nous sommes ici dans la jungle du Petén au Guatemala, dans une réserve naturel de 57 600 ha. Je passe en mode «il faut payer touriste». Transport et entrée font une addition à 40€, c’est beaucoup. Si cela aide au maintien du site. Des centaines de structures sont agressées depuis des siècles par l’ennemi végétal. Il faut imaginer cette grande cité de 50 000 habitants sans cette végétation envahissante, ou le contraire par exemple Epinal avalée par la forêt vosgienne. Cette verdure anarchique me fait peur, les lianes cannibalisent les arbres, les herbes sont plus grandes que moi, le sol est mou et des trucs tombent des branches. Les singes n’arrêtent pas gueuler et de cavaler au dessus de ma tête et des fourmis grimpent du sol sur mes jambes. La menace est partout. Il faut marcher une heure dans ce territoire pour arriver sur la grande place de Tikal.

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 Le temple I de Tikal                                                         La grande place vue du temple IV 

Celle que l’on voit souvent en photo et au cinéma dans Star war. Mais plus aucun vaisseau spatial n’est là. Je ne délire pas sous l’effet du soleil, je suis sur la base de l’alliance rebelle Massassi, devant le jedi Praxeum de l’épisode IV de la guerre des étoiles de Lucas. Les marchands de coca sont encore là, 1 US = 1 coca. J’avale ma boisson face au temple 1, c’est un monument funéraire découvert en 1960 ou fût enseveli en 734 Jasaw Chan K'Awil, un grand seigneur, la date correspond à la fin de nos mérovingiens qui n’ont rien à voir avec cette histoire. Je contemple la pyramide de pierre et son sommet, j’hésite dans mon imaginaire, dois-je y voir la civilisation maya avec ces rituels colorés ou l’académie Jedi de Lucas. Après la grande place, je prends le chemin qui mène au monde perdu, appellation attribuée par les archéologues à cause de la similitude avec le roman de Conan Doyle. Ces vestiges étaient vraiment perdus sous la verdure, Sherlock Holmes n’a jamais mis les pieds au Guatemala c’est aussi une autre histoire. Le monde perdu datent d’avant la place principale. Les mayas n’ont pas reconstruit par-dessus comme ils le pratiquaient. Nous avons donc des structures du préclassique en état, elles sont plus ramassées sur elles même que les temples de la grande place. Sur le chemin je croise des ornithologues qui espèrent voir un Quetzal, l’oiseau de paradis, très rare. Quetzal c’est aussi la monnaie nationale. Rigolo une monnaie qui porte un nom d’oiseau.

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    Pour ne pas se perdre une pancarte c'est mieux           Technique de restauration  maya début XXI  

Palenque, Mexique état du Chiapas, au départ ce point n’était pas prévu sur ma route. La visite des autres sites a attisé mon engouement pour les vieilles pierres. J’ai bifurqué et traversé la province du Tabasco pour venir ici. Je suis au pied du célèbre temple des inscriptions sur la place de la cité des grandes eaux en maya. C’est vrai voici la pluie, elle commençait à me manquer après deux mois. Nous sommes dans les terres, une région située entre deux mers, 100 km du golfe du Mexique et 200 de la cote Caraïbe. Cette humidité ne me gêne pas, la jungle mouillée scintille et vibre à la lumière, encore plus belle. C’est le mode «Indiana Jones» je dois être prudent le terrain est très glissant. Ce site est très grand. Les archéologues ont encore du pain sur la planche car ils estiment qu’ils n’ont dégagé que 10% de l’ancienne cité de Pacal le Grand, le gouverneur maya le plus connu. Comment mexicaniser l’expression pain sur la planche dans le pays de la tortilla de maïs ? Vous ne le saviez peut-être pas mais le mot Maya provient de maïs.

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La jungle c'est beau mais hostile alors il faut s'armer en conséquence.  

Au centre de la cité, le palais des élites avec sa tour qui devait être un observatoire astronomique. Ces mayas m’étonnent, ils ne connaissaient pas la clé de voûte en architecture, ni les métaux et pourtant ils avaient établis des calendriers astronomiques très précis avec des cycles courts et longs calculés pour des milliers d’année. L’un de leurs cycles se termina le 21 décembre 2012, les prêtes et adeptes de sciences occultes avaient prédit toutes sortes de cataclysme. Des illuminés avaient prévu un refuge en France dans les grottes de Bugarach. Rien ne s’est passé, les mayas ont juste tourné une page de leur calendrier, tant mieux. 

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Dans le palais quelques bas reliefs de stuc sont encore visibles, tous les murs en étaient recouvert nous devons ceci à Pacal le grand qui régna pendant 70 ans, de mars 613 à août 683, sur la cité. Je suis passé par ici au début des années 1980 et l’on pouvait encore descendre dans son tombeau voir la fameuse stèle dite de l’astronaute qui recouvre son sarcophage. Aujourd’hui si vous ne me croyez pas il faudra voir la réplique au musée à la sortie du site. Encore une sacrée histoire. La tombe est découverte en 1952 dans la pyramide du temple des inscriptions, une surprise car personne ne pensait que cette construction servait de tombeau. Depuis, dans le temple XIII mitoyen une autre sépulture fût découverte en 1994, la reine rouge. Cela donne envie de creuser étant donné les centaines de pyramides encore enfouies. Pas moi, trop chaud, trop de moustiques et il a fallu trois ans de travaux pour arriver au sarcophage de Pacal.

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 La stéle de l'astronaute                                                  Le temple des inscriptions

Selon les archéologues sérieux et scientifiques, la stèle représente le grand Pacal sur l’arbre de vie dans le bas monde, les entrailles de la terre correspondant à notre paradis, pour ceux qui y croient bien sur. Dans les années 70 arrive l’hypothèse des anciens astronautes, les extra-terrestres venus sur terre à l’antiquité. Ils y en auraient parmi nous, David Vincent et les envahisseurs. Ceux qui veulent y croire décrivent cette stèle avec Pacal assis sur un siège qui actionne des manettes d’un vaisseau spatiale. Une autre interrogation : le squelette de Pacal n’a pas les caractéristiques physiques des mayas, il était plus grand. Les hiéroglyphes nous disent qu’il ne venait pas de Palenque mais d’ailleurs. Entre le crâne de cristal de Lubaantun et l’astronaute de Palenque vous allez croire que je ne mange pas que du maïs ici

Petite ballade dans les ruines, équipez vous : 

 

Monde Maya, Tikal Palenque - Album photos - le blog images54620

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Un engin mécanique représenté dans un bas-relief maya ?

En 1948, le docteur Alberto Ruz Lhuillier, de l'institut mexicain d'Anthropologie, entreprit une campagne de fouilles, qui devait durer trois ans, dans la pyramide à degrés de Palenque, laquelle n'avait jamais fait l'objet de recherches archéologiques approfondies, bien que sa découverte date du XIXe dernier.

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