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Lima, games of thrones

couverture

Lima ne remplit les blogs de commentaires élogieux sur sa beauté ou les choses extraordinaires à ne pas manquer. Elle n’est incontournable que par son aéroport international Jorge Chavez, une porte d’entrée en Amérique du sud. Chavez était un aviateur né à Paris, 1887, de parents péruvien et décédé en Italie, 1910, d’un accident après avoir été franchi les alpes. Les billets de 10 soles le représentent, un parc porte son nom à Miraflores le quartier résidentiel de la classe moyenne haute. Voilà déjà un truc à faire ici, le parc Chavez avec vue sur le pacifique.

 

parcchavez  aviateur01

La capitale du Pérou ne retient pas longtemps le touriste qui rapidement part à la conquête de sites archéologiques et la découverte de paysages qui remplissent les pages web. D’ailleurs Lima ne se prétend pas la plus belle du bal de ces villes coloniales sud-américaine qui font fantasmer les voyageurs. Elle ne dissimule pas les cicatrices du temps en se fardant de couleurs comme La Havane la cubaine avec ses voitures roses. Elle n’en impose pas comme Mexico la grande ou Sao Paulo la moderne.  Elle a bien un bord de mer intéressant toutefois il serait impensable qu’elle en montre à Rio, l’incomparable. Lima a son vécu, ses rides historiques mais elle ne peut rivaliser avec Panama l’intrigante entre les deux océans.  

Pas belle ? Peut-être.  Pas intéressante ? surement pas. Lima est un peu timide, austère et ses charmes.  

 

9millions02 9millions

 

Une ville de 9 millions d’habitants, capitale d’un pays qui somme toute a eu son influence sur l’histoire Sud-Américaine, il faut chercher un peu.  

A mes yeux ce qui fait défaut ce sont les couleurs qui n’éclaboussent pas les yeux. Sous 12° de latitude sud, au niveau bord de mer la lumière écrase les contrastes. Vient s’y ajouter la poussière, les montagnes chauves en arrière-plan et la brume de l’océan. Alors oui les jaunes et les bleus des façades coloniales ne vous sauteront aux yeux dès lors que l’astre divin inondera la ville de ses rayons. Choisissez un autre angle et cela va s’améliorer.

Cherchons d’autres couleurs, les artistes de rue s’en sont occupés, ils n’allaient pas vider leurs bombes sur les façades du centre historique, l’Unesco aurait réagi, aussi les graffeurs respectent les lieux, ils réhabilitent les endroits négligés par l’histoire. A Baranco un quartier sud devenu la zone bobo, j’ai croisé les Beatles dans un arc en ciel et beaucoup de visages géants animant les maisons plus ou moins délabrés. Puis a l’opposé au Nord en visitant le port de Callao ou débarqua le capitaine Haddock accompagné de Tintin de nouveau les bombes de peinture ont redonné de l’éclat à des rues qui sans eux seraient aujourd’hui peut-être menacées de destruction ou réhabilitation forcée. Elles n’y échapperont peut-être pas mais en attendant ces artistes maintiennent l’endroit et le font vivre. Des bars, restaurants et galeries d’art alternent avec des maisons bancales proche de l’effondrement.

 beatles  callaostreet

 Revenons, il le faut bien, au centre historique. C’est un peu barbant, toujours la même histoire. Les conquistadors s’amènent avec leur religion, ils font d’abord une église, puis des couvents et des cathédrales et s’y font inhumer à leur mort. Pizarro n’imita pas son mentor Cortez en n’érigeant pas sa capitale sur les ruines des vaincus. Ce que fit Cortez à Mexico s’éloignant ainsi de la mer. Peut-être parce qu’il redoutait, avant d’assoir son autorité, une punition espagnole car il fît sa conquête sans mandat royal. Ce n’était pas le cas de Pizarro qui fût promu par Charles Quint. Il fonda officiellement sa ville le 18 janvier 1535, le jour de l’épiphanie. Sans originalité il la baptisa ville des rois.

 

pizarro églisesoiseaux

Des morceaux d’os de Pizarro fût découvert en 1980 pendant des travaux. Ils furent déposés dans le cénotaphe  à l’entrée de la cathédrale, la première construction catholiques de Lima. Vous voyez qu’en creusant un peu on quitte le banal pour de l’extraordinaire. Pizarro fut décapité par les fils de son associé qu’il fît poignarder par l’un de ses frères, Games of thrones !  Nous pouvons voir également dans cette cathédrale un musée d’art religieux bien cliquant mais moins épicé que les os de Pizarro.

 

faience  facadebleue

Le couvent Santo Domingo ne manque pas de couleur avec sa cour aux piliers rose recouvert de faïence bleuté. C’est ici que fût construit la première université Sud-américaine et dans une crypte les croyants viennent s’agenouiller sur la tombe de Sainte Rosa, la toute première béatification du continent en 1641. Et encore des os entassés pèle mêle dans une fosse commune, ceux des moines. A l’étage la bibliothèque d’étude des moines, austère et mystérieuse elle ferait parfaitement le décor d’un épisode de games of thrones. Au 16eme siècle ces moines étudiant, page par page, à la lumière chancelante d’une chandelle s’élevaient aux rangs de savants. Merci le wifi qui me donne accès à des milliards de données.

 

cimetière01  facadepistache

 Restons dans le funéraires et quittons le quartier historique. Un bus, un métro et un taxi me dépose à Villa Maria del Triunfo un secteur défavorisé comme on le dit dans les centres villes méprisants. L’endroit est peu rassurant. Je ne crains ni les morts et encore moins les vivants qui viennent ici boire un verre et avaler un morceau avec leurs défunts. Ce soleil ! Prudent j’ai mon chapeau je ne voudrais pas sortir d’ici en viande séché. Eparpillés sur des collines brulées reposent des milliers, voir des millions de défunts. Cela vous choque ? je me joins à une famille qui enterre un mari, un père et un grand père à la fois. Ils ne sont pas du tout étonnés de voir un blanc avec un chapeau bleu sur la tête qui s’intéresse à eux, au contraire. Il me tend un verre d’eau et me propose une boisson.

 

callaostreet01

 Un autre journée, par hasard je passe devant la maison natale de Bolognesie, vous savez la dernière cartouche ? Voir le message Nazca. Puis en photographiant une façade art déco vert clair je ne peux pas résister à déguster une glace à la pistache juste en face.

Finalement entre les cimetières, le street-art et des épisodes Games of thrones, Lima mérite d’y passer une semaine. Et je n’ai pas parlé de Pachacamac.

 

Lima pas si mal

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Nazca, X-Files

 

vie

J’ai indiqué dans les messages précédents qu’il ne serait pas improbable que les incas utilisèrent une technologie extra-terrestre ! Des petits hommes verts, ou gris leurs auraient fourni un coup de main, main à trois doigts peut-être.

J’ai quitté la vallée sacrée pour redescendre vers le pacifique, en soucoupe volante à la vitesse de la lumière il faudrait 0,001 secondes de Cusco à la base extra-terrestre aide Nazca.

Avec google maps je n’ai pas localisé le terminal spatial à Cusco. Dans la rue, j’ai interrogé un homme debout qui attendait le client devant son taxi, il me fixa et se retourna vers un homme à l’allure américaine aux cheveux gris. Il enflamma une cigarette et envoya du regard une consigne au chauffeur avant de disparaitre dans une ruelle que je n’avais pas remarquée jusqu’ici.

Alors ce chauffeur me répondit dans une langue inconnue, s’apercevant de son erreur il bascula en anglais : 4 soles pour la station de bus.

Complot, ce peuple nous cachent un secret interdit aux non-incas. Qui est cet individu à la cigarette qui ressemblait plus à un agent du FBI qu’un a marchand de panchos péruvien.

En bus nous avons mis 16 heures.

la route  route

Si je dis « Nazca est moche » ! Ce n’est pas exactement le bon adjectif. C’est un peu comme-ci vous receviez des invités alors que vous n’avez pas fini les travaux. Les brouettes et matériaux cachés derrière les arbres sous une bâche, quelques astuces pour dissimuler le reste et rapidement vous accompagner vos visiteurs dans les parties présentables. A Nazca deux rues paraissent terminées : Lima et Bolognesie du nom d’un militaire. En 1880, alors que les chiliens lui demandèrent de se rendre il répondit « J'ai des devoirs sacrés à remplir et je les remplirai jusqu'à ce que je brûle la dernière cartouche » voilà comment il a son nom et son buste dans tout le pays.

Je ne me suis pas rendu à Nazca à cause d’un style particulier d’architecture. Ce qui attire les touristes ici se contemple voit du ciel. Les lignes de Nazca s’ajoutent aux mystères archéologiques de notre planète et alimentent la théorie d’intervention extra-terrestre dans notre évolution.

Au 16eme siècle, un chroniqueur espagnol Cieza de Léon parle de traces au sol.

rond point  Street art comtenporain

Un archéologue péruvien Toribio Mejia Xesspe en 1927 les remarque alors qu’il effectuait des recherches sur les aqueducs en spirale. Encore une prouesse technique précolombienne que ces puits qui se suivent dans le désert. On accède à l’eau en descendant une spirale de belle fabrication. Cela me semblait évident que cette astuce facilitait la remontée des sceaux plutôt que par des escaliers, avec un petit côté rituel en plus. Une chercheuse italienne, Rosa Lasaponara, en observant depuis les satellites en conclut que cette forme particulière provoque un courant d’air s’engouffrant dans les tunnels et facilite la circulation.

Je n’en suis pas certain.  

 

lezard colibri

singe 2017

Dans les années 30 il commence à avoir beaucoup d’avion dans le ciel et nous voyons l’ampleur de ce «street-art» précolombien tracé dans le désert.

Des dessins d’animaux se mélange à des figures géométriques sans aucune logique cohérente à un homme de notre temps. Et s’il n’y avait rien à comprendre ? Ces dessins ayant été réalisés sur une période de presque 2000 ans, les nouveaux ont recouvert les anciens comme le font les graffs sur les murs de nos cités aujourd’hui. La queue du singe en cercle concentrique se transforme en zig-zag vectoriel. Le bec du colibri pousse sur un carré, le lézard a sa queue coupée par la route panaméricaine. Mais on sait pourquoi, la route fût tracée avant la découverte du lézard. Des militants Greenpeace ont déposé en 2014 une banderole à cote du colibri en rappelant les dangers du réchauffement planétaire. Bien joué le rapprochement avec l’effet colibri : « je sais mais j’ai fait ma part ». Non, personne n’a encore tracé le Che !

 

Greenpeace activist sentenced for damaging Nazca Lines

During the UN climate summit in Lima in 2014 a group of Greenpeace activists laid out a banner which read "Time for Change! The future is Renewable" next to the famous humming bird geoglyph of the iconic Nazca Lines causing not only irreversible damage to the sensible, age-old UNESCO World Heritage site, but also sparking a global outcry.

https://www.perutelegraph.com

 

 

astronaute  che

Plusieurs cultures indiennes ont tagé le désert, les premiers furent les Paracas, comme cette silhouette que l’on appelle aujourd’hui l’astronaute ! Puis les indiens Nasca continuèrent à retourner les cailloux sur le sol. Car c’est uniquement en remuant les pierres que l’on obtient une différence de teinte et par là des traits. Le soleil noircit les parties exposées, celle à l’abri reste claires. C’est un bronzage à l’envers. Le fait qu’il ne pleuve que quelques heures par an aide beaucoup.

30 minutes à faire des ronds dans le ciel pour photographier des lignes sur terre m’ont convaincu que malgré toutes les hypothèses avancées, du calendrier astronomique de Maria Reiche aux lignes d’eaux souterraines de Rosa l’incertitude domine et ne ferme pas la porte à la possibilité extra-terrestre.

En survolant la région on ne découvre pas uniquement les lignes mais la configuration du paysage et climat : aride, brulé par le soleil, les couleurs sont rares. Les zones vertes dénoncent l’eau souterraine. Les fameux viaducs en spirale, il a même une rivière qui traverse la ville, alors qu’il ne pleut pratiquement jamais ici, toute cette eau descend en infiltration dans la roche. Un habitant installe tous les matins une passerelle en bois sur le filet d’eau cherchant son passage entre les pierres et perçoit un péage de quelques centavos des piétons qui empruntent son raccourci.

peage  spirale

Une autre conséquence de la sécheresse est la conservation des corps ensevelis dans la terre. Dans le cimetière de Chaucilla reposent des corps indiens Nazca, huari et icachincha, les plus anciennes momies ont 1500 ans, exposées aux objectifs des touristes elles sont à l’abri des pilleurs. Les bus ne vont pas le désert, nous avons eu recours à un guide local, Julio et sa Toyota aussi rouge qu’une Ferrari. Il a fait un petit détour et nous montre les dégâts proférés par les huaqueros. Pèle mêle dans ce paysage lunaire les os humains me rappelle notre existence éphémère. Il a 1000 ans ces petits morceaux blancs creusaient les puits en spirale à la recherche de l’eau tandis que leurs compagnons essayaient en vain de communiquer avec les dieux du ciel.

momies  nascaos

Sur le retour, Julio me propose une rencontre avec Mario, le « découvreur » en 2016 des momies d’origine non humaines à trois doigts ! Je vous laisse le soin de découvrir par vous-même ce dossier X sur le net. Mulder et Sculy les agents X-Files du FBI ne répondent plus au téléphone, l’homme a la cigarette est passé par là

Pour ceux qui veulent y croire. 

 

L'implacable enquête de M6 sur les extraterrestres précolombiens

" La fondue est en train de tourner au vinaigre ", dit la voix off de M6. " Ton dimanche est en train de tourner en eau de boudin ", me dit une voix intérieure. Je regarde un reportage sur le Mondial de la fondue de Tartegnin (Suisse), auquel 66 minutes consacre un bon quart d'heure, tel un 13 heures de Pernaut puissance dix.

https://www.telerama.fr

 

 

Nasca

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Incas, Machu Picsou !

couverture

Tant qu’à faire puisque je suis là autant s’y intéresser aux Incas.

Les civilisations précolombiennes fascinent. Après les avoir anéanties, nous nous posons encore des questions à leurs sujets.  Malgré tout ce qui fût écrit des mystères demeurent. Depuis les années science-fiction 60-70 les extra-terrestres sont venus compléter les théories existantes, ce n’est pas près de s’arrêter. L’homme aura colonisé Mars que nous chercherons toujours des réponses à cette énigme. Imaginez qu’aux premiers coup de pelle sur la planète rouge surgit une momie incas !

salinas  Découverte ? Non pillage

 

Des archéologues fouillent jungles et montagnes tandis que leurs confrères chercheurs ratissent les bibliothèques à la quête de l’authentique manuscrit d’un chroniqueur que personne n’aurait rouvert depuis Christophe Colomb.                

Il existe une multitude de sites archéologiques autour de Cusco que les vendeurs d’aventures ont baptisés la vallée sacrée des incas, en tête de gondole le Machu Picchu. La cité fût redécouverte en 1911 par Hiram Bingham un professeur de l’université de Yale, Connecticut USA. Il inspirera le personnage de cinéma du docteur Jones devenue plus célèbre que l’originale.

S’y rendre n’est pas compliqué, soit vous avez un bon porte-monnaie et cela vous coûtera plus de 120 de dollars de train depuis Ollantaytambo, avec l’entrée du site et le bus qui vous évitera deux heures de montée et une de descente on s’approche des 200 dollars ! C’est le Machu Picsou ! C’est beaucoup d’argent, toutefois l’effet ruissellement fonctionne la région s’est enrichie et les locaux en profitent, c’est positif. Si vraiment cela percute vos économies et que vous avez de bonnes jambes transformez-vous en Bingham, prenez le bus local jusqu’à hydro électrica ensuite il reste 10 km à pied le long de la voie ferrée se tortillant entre la jungle et l’Urubamba. En 1911 ce fût le sentier utilisé par les mules d’Hiram, sans le chemin de fer. Je n’ai pas le choix, je rognerais ailleurs dans mon budget.

circulation    vallée (1)

Avec un chapeau et sans fouet me voici donc à Ollantaytambo première étape vers le Machu Picchu. Ce village est surnommé la « ville inca vivante ». Les auberges dans le quartier inca ne défigurent en rien son aspect. Des ruelles étroites et longues où chante l’eau dans les petits canaux aménagés se succèdent parallèlement à équidistances. Un agent de circulation est nécessaire tellement c’est difficile aux conducteurs de se croiser.  

De part et d’autre de la rivière des ruines agrippées aux montages abruptes surveillent le village. Budget restreint je ne visite que la partie gratuite qui m’offre une belle vue sur la payante. En 1537, 30 000 incas repoussèrent ici 200 espagnols, ce fût leur dernière victoire. 

Machu Picsou. Il pleut, il fait froid, les nuages serpentent autour des montagnes et caressent les ruines. Cette ambiance mystérieuse appuyée par une musique bien choisie ferait un bon plan cinématographique. Les touristes suivent leur guide récitant des explications très utiles à la compréhension d’un tel site. Les surveillants empêchent les dingos du selfie de sauter au bord de précipite au fond invisible dans la brume. Risquer sa vie pour un post sur Facebook ! Pourquoi pas un sacrifice humain.  

vallée (10)    vallée (9)

Les ruines ne sont pas si impressionnantes, mais ce paysage ! Stupéfiant, quelle fantastique perspective malgré la météo nous privant du panorama complet. Je suis très loin de mon environnement d’urbain habitué aux plats boulevards Parisiens, déjà la rue Lepic qui mène à Montmartre c’est toute une affaire.  A la rigueur un gars de New York vivant au somment de l’empire state y verrait quelques ressemblances en imaginant les ruines de Manhattan dans 5000 ans. Ces pics dressés il y des millions d’années par la nature recouverts de végétations improbables sont magiques. C’est aussi surréaliste qu’un vinyle du groupe Yes des années 70. Comment ces incas ont-ils œuvrés ? Je me souviens de cet animal mystérieux des montagnes françaises avec une dysmétrie des pattes lui permettant de rester droit dans une forte pente, le dahu. C’est vrai j’ai vérifié dans Wikipédia. Avons-nous étudié les jambes des squelettes inhumés au Machu Picchu ?

De retour à la base touristique d’Aguacaliente je noie mes songes dans le tumulte des rapides de l’Urubamba. Je me retrouve enfant au bord de la Crusnes la rivière de mon village. Un ouvrier péruvien, qui peut-être possède un peu d’ADN inca, pousse péniblement une brouette de construction comme ces ancêtres qui construisirent jadis le temple du soleil là-haut. Je repense à la blague du dahu et vérifie la longueur de ses jambes, rien d’anormal. Il est l’heure du déjeuner, une soupe aux poissons au marché fera l’affaire, 2 €.

 

Ce n'est facile la montagne  soupe

Pisac après Ollantaytambo et le Machu a l’allure d’une grosse colline. A trois nous partageons les frais du taxi, 1 € chacun à la place de 3 km d’une grimpette plus raide que Montmartre. Les terrasses agricoles occupent la plus grande partie du site. Si vous avez un peu d’imagination ces terrasses construites doivent ressembler à des ailes de perdrix, une signification religieuse.  En haut la forteresse militaire protégeait l’entrée sud de la vallée. Là c’est évident, tout ce qui transite dans la vallée du Vilcanota se repère sans difficultés. C’est peut-être plus à cause de la vue que Pisac signifie Perdrix, enfin c’est mon hypothèse. 

Une voiture à 1€ me redescend en ville où je gaspille 3 € en dégustant une truite au barbecue pêchée dans la rivière.

 

vallée (7)  oeil perdrix

Moray est un site différent, ni forteresse, ni centre religieux mais un laboratoire d’agronomie où les incas perfectionnaient leur agriculture. Toujours en terrasse mais circulaire, c’est curieux, jolie et scientifique. Les archéologues ont procédé à des analyses et identifié des centaines de graines et terres différentes provenant de l’ensemble du territoire, de l’équateur au Chili, du niveau de la mer à 5000 m. Les jardiniers incas ont-ils créé ici leurs patates et quinoa qui aujourd’hui garnissent nos assiettes. Sans Moray pas de Parmentier et alors pas de frites ?

Il se prétend que l’on trouve dans ce pays autant de pomme de terre que de jour dans l’année. Moi, j’ai vu surtout des French Fries sur les menus.

 

Variétés de pommes de terre  Le sentier de Bingham

vallée sacrée Cusco

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Cusco, le choc de civilisations.

 

cusco (7)

 

 Le commandant remet les gaz, l’airbus reprend de l’altitude.« En raison de la météo au sol nous devons attendre une amélioration » annonce une hôtesse. Heureusement pas longtemps, juste un petit tour au-dessus des montagnes et la deuxième tentative est réussite, un peu secoué mais OK. Les passagers applaudissent. Me voici à Cusco situé à 3400 m, ce n’est pas très haut pourtant mon cœur m’inquiète, c’est physique au sens médical. Regardons l’autre physique, la scientifique. Plus on monte plus la pression diminue il y a donc moins de molécules dans un même volume, dont l’indispensable O2 (l’oxygène) nécessaire à tout organisme.   A 3400m c’est 25 % de perdu.

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 C’est indiqué dans les recommandations, adaptez-vous lentement en faisant des étapes. Je prévoyais d’accomplir le trajet du niveau de la mer jusqu’au Andes par la route.  27 heures de bus était une lente progression, mais de nuit et en lacet pas question je ne le supporterais pas. En me remémorant Tintin accroché aux pattes d’un condor j’ai décidé de faire comme lui : la voie aérienne. On ne peut pas arriver à Cusco sans le petit reporter belge en tête.  Tintin et Corto Maltése, deux personnages si différents qui ont leurs places dans la bibliothèque des voyageurs. Dans un avion la pression est équivalente à 2000 d’altitude, j’ai donc eu un palier d’adaptation d’une d’heure et demi. 

Tranquille, doucement, calme, je me suis répété ces consignes tout le vol.  Les premiers pas sont douteux dans le couloir de l’aéroport. La tête ne répond plus, comme une page web qui tarde, ralentissement du process je crains l’erreur 404. Qui ne connait pas ce code ?

 cusco (11)    cusco (13)

Il fait 11 degrés le ciel est gris, il pleut, je suis dans la ville du temple au soleil. Je récupère mon bagage et enfile ma veste demi saison, j’avais prévu. Je traverse le parking en repoussant les racoleurs de taxi. Je retrouve mes facultés mentales le cœur irrigue le cerveau, 404 s’est effacée. Installation à l’auberge, petite pose d’adaptation et deux heures plus tard je dîne au marché San Pedro au milieu des descendants incas toujours aussi colorés qu’une bande dessinée d’Hergé.

 Cusco signifie nombril en quechua la langue des incas. Il faut le comprendre dans le sens «centre du monde» inca. C’est-à-dire la capitale administrative. Je soupçonne beaucoup de parisiens de préférer nombril à capitale.

cusco (4)       Temple du soleil imbriqué dans le couvent Domingo

Ma première visite vous l’avez deviné sera le temple du soleil, enfin ce qu’il en reste. Coricancha en quechua, par les différentes d’orthographe j’ai choisi la plus simple.  Traduction : enceinte d’or. L’or étant les larmes du soleil et l’argent celles de la lune dans les croyances Incas.   

Il est rare qu’une cité presque millénaire reste la même pendant des siècles. La ville inca, car il y en avait une avant eux, a été élevé par Pachacutec aux environs de 1438, il lui donna la forme d’un Puma, la forteresse de Sacsayhuman étant la tête et le temple du soleil le sexe. Les  espagnols en 1532 n’avaient jamais vu autant de richesses ! Une enceinte de 140m sur 135 avec des murs peints en bleue et recouvert d’une corniche en or. A l’intérieur les murs du temple du soleil abritant les momies des incas assis sur des trônes d’or était également recouvert des précieuses larmes de soleil. Plus modeste ou plutôt à cause de la couleur les murs des temples de la lune et de vénus brillaient du gris de l’argent. Devant un tel magot et face à une religion sacrilège les conquistadores massacrèrent édifices et population. L’or et l’argent furent fondus et les momies royales profanées. Fallait montrer qui était les plus forts. A partir de 1534 les vainqueurs bâtirent le couvent Santo Domingo en imbriquant les constructions incas, la religion catholique prenait le dessus. La nouvelle religion a quand même gardé les anciennes fondations de pierre ou s’appuie église et couvents, trop difficile à détruire. Même constat sur les croyances, les vieilles divinités inca n’ont pas complétement disparues.

Architectue Inca        Architecture coloniale    Architecture locale   

En 1650 le couvent des vainqueurs s’écroule, tremblement de terre, les fondations des vaincus résistent. De nouveau un séisme en 1950, il permet de découvrir d’autres vestiges incas au grand plaisir de la population qui retrouve de la fierté de leur ADN inca. Même si une étude récente tend à démontrer qu’il reste peu de véritables descendants. 

A hauteur d’homme, Cusco est coloniale, au niveau du sol les fondations remontent au incas.  D’énormes blocs de pierre s’enchevêtrent bizarrement dans des géométries qu’aucune intelligence artificiel du XXI siècle n’imagineraient cherchant toujours la solution la plus simple et surtout la moins couteuse. Devant la pierre aux douze angles et les murs de Sacsayhuman je ne m’étonne pas que l’on puisse évoquer l’intervention d’extra-terrestre basés à Nasca pas très loin en soucoupe volante. Les pierres à angles droit sont taillées avec des excroissances pour s’emboiter, avaient-ils inventé les lego ?

Les incas ont-ils inventés les Lego  cusco (6)

Le tracé actuel de Cusco ne ressemble plus à un puma, les cours d’eau ont été recouverts, il ne reste des incas que les ruelles étroites et les fondations. Les catholiques ont parsemé la cité d’églises de couvent toutes remplies d’art religieux qui n’est pas très à mon goût, alors je ne me suis pas trop attardé sur le sujet préférant me perdre dans les ruelles ou comme moi déambule une population canine.  

cusco (14)   Pachacutec de nouveau dans sa ville

 Le nombril du monde inca a maintenant le statut de capitale du tourisme au Pérou. Un peu partout la civilisation anéantie par les hommes de Pizarro resurgit sur les places et les murs. Les couleurs arc en ciel de l’inca flotte sur la place d’armes, au milieu Pachacutec brandit son bras entre la cathédrale et l’église de la compagnie de Jésus.

Le soir dans les auberges les routards partagent leurs impressions. On réfléchit sur les ruines, les architecture coloniales et incas sont évoqués, si éloignés l’une de l’autre.  Avons-nous goûté du cochon d’inde grillé ou commandé un hamburger alpaga, une viande sans cholestérol.

Cette ville aide à comprendre ce que fût et ce qu’il reste d’un affrontement entre deux civilisations il y a 500 ans.

Mais MILLE SABORDS quel calvaire ces escaliers.   

 

Cusco

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Cuba, signaux faibles.

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C’est comme si en France nous aurions encore le portrait du grand Charles dans nos rues. Impensable ! Et bien à Cuba c’est comme ça, Fidel et ses compagnons d’armes encourage tout le pays.  Et comme cela risquerait de pas suffire les paroles révolutionnaires s’affichent dans les villes et campagne.

C’est vrai qu’à chaque grande élection en France nous avons un candidat qui se réclamera des valeurs du grand Charles. C’est rigolo, plus personne n’y croit.

De Gaulle, Kennedy, Khrouchtchev et bien d’autres sont maintenant au panthéon des grands hommes. Castro les a rejoints en dernier. Que reste-il d’eux à part des noms d’aéroport ? Ils occupent une bonne place dans l’histoire. Avec un grand ou petit H elle se fait et se fera toujours toute seule, c’est elle qui sélectionnera les prochaines idoles.

Ces hommes, on va faire simple, avaient divisés le monde en deux. Qui sont les gentils et qui sont les méchants, capitaliste communiste ou communiste capitaliste ? Ne comptez pas sur moi pour vous aider j’ai changé d’avis plusieurs fois parce que cette vision binaire ne me convenait pas.

parole   IMG_2635

 Parole à apprendre par coeur                                                 Emilio fait son marché ? 

C’est écrit dans leur constitution : la république de Cuba est un état socialiste ouvrier indépendant et souverain qui veut le bien de tous. C’est top de vouloir le bonheur de tous.

Castro a repris les théories de Marx, le capitalisme va à l’encontre du bonheur de tous. Alors il sera son grand ennemi. Les américains ont échoué à faire taire leur truculent voisin, le camarade soviétique veillait en coulisse. Aujourd’hui ce n’est plus une menace.

Puis vint la chute du mur, le symbole du monde bipolaire. Nous connaissons tous cet événement, 1989. Un homme, Gorbatchev ne désigne pas les gentils et les méchants : les cartes sont redistribuées par madame Histoire. Sans le support russe les américains étaient certains que Castro serait foutu.

Raté, il a repeint ses icônes et entrouvert la porte aux touristes qui deviennent un peu moins de méchants capitalistes. Le régime devra modifier plusieurs fois sa constitution et autoriser des petits commerces particuliers.

Les premiers qui sont arrivés étaient sympathisants au régime, ils voulaient voir des gens heureux rejetant la folie occidentale qui inévitablement mène le monde à la catastrophe. Ils adoraient l’un des derniers à brandir le poing face au président américain.

Maintenant la majorité des cubains sont nés après la révolution. Les idoles sont patinées. Si personne ne remet en question le bonheur de tous grâce à l’état, aujourd’hui il est plus difficile de voir les étagères des magasins d’état vide si en face avec de la monnaie convertible on remplit son panier. Il sera de plus en plus dur au régime de maquiller la réalité et de reporter tous ces maux sur le méchant blocage américain.  Depuis que le nouveau président du Brésil, qui n’est plus un ami, ne livre plus les poulets le rationnement est revue à la baisse.

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 On s'ennuient ?                                                                      Sans équivoque

Les touristes de moins de 40 ans viennent un peu parce qu’en Europe les vieux routards leurs parlent des derniers moments d’authenticité. Les curieux en profitent pour des vacances différentes. Ils boivent un mojito au même comptoir qu’Hemingway que certainement ils n’ont pas lu. Ils connaissent le Che et Fidel et choisissent une affiche bien rouge qui sera offerte à un copain de la France Insoumise. Ils se secouent au rythme cubain et iront visiter le musée de la révolution avant de rejoindre leur quotidien occidental. Pendant le séjour ils auront écouté et discuté avec les cubains, un tourisme responsable. Ils auront vu et porteront chacun leur jugement. J’ai aimé la remarque d’un ingénieur trentenaire français rencontré à Santiago. Nous en étions au seuil de pauvreté, il a fait cette constatation : ici ce n’est pas pauvre, c’est différent.  

Cependant et malgré la stature indéformable du leader Fidel petit à petit des signaux faibles apparaissent. Les murs commencent à suinter le doute dans les ruelles des villes. A Santiago dans un faubourg des graffitis demandent plus de la démocratie et de droit.  A la Havane sous un portrait pas très ressemblant le mot enfer a été rajouté. Sur un mur une petite phrase en dit long « regarde ton paradis ». Plus hard et moins respectueux ce « I love cuba » sans équivoque.  Même le Che commence à perdre de son allure dans certains portraits peu à son avantage.  Les jeunes s’ennuient et doutent de la doctrine. Ils écoutent du Reggaeton bien fort pour marquer leurs différences.

 

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 étagère vide                                                                        à gauche de la porte : regarde ton paradis

Des édifices coloniaux s’écroulent tandis que des hôtels 5 étoiles se bâtissent. La Havane ou vas-tu ?  Le transport, gros souci pour les cubains, est très problématique. Traverser l’île pour se rendre au chevet d’un parent malade à l’oriente coûte un mois de salaire, pour bénéficier du prix local il faudra trois mois d’attente. On arrivera peut-être avant les funérailles. Les premiers sdf se cachent dans des châteaux de cartes. Quelques vieillards pliés par l’âge et la honte s’alimentent dans les poubelles de la rue Obispo très fréquentée les soirs.

Le soir à la casa particular à l’abri des oreilles indiscrètes j’entame la conversation avec mes hôtes qui comptent en monnaie convertible. Tout même à ouvrir le débats, l’absence d’œufs, les chaines TV, embargo, etc…

 

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Victorio à 47 ans, deux enfants et deux chambres à Santiago qu’il loue l’équivalent de deux semaines de salaire cubain par nuit au capitaliste qui visite sa patrie socialiste.

Lui c’est, Viva Fidel. Il a avoué qu’il pourrait tolérer un libéralisme léger à la Mitterrand.  Les cubains de Miami arrivent forcément dans la conversion. Ce qui est délicat d’aborder c’est la notion production-salaire. Tu produis plus, tu gagnes plus.

Victorio : Oui à Miami ils ont des voitures et tout le confort mais où est le bonheur s’il faut travailler dur toute sa vie ? Quand ils viennent ici ils sont si éreintés qu’ils ne peuvent plus lever la tête pour regarder nos belles églises.

Tout de même il économise et espère construire deux chambres supplémentaires. Un investissement dont ses enfants profiteront. Il a compris.

Cuba est un pays socialiste où les gens s’ils ne sont pas tous heureux ont encore le sourire facile. Ils vous accueilleront du mieux qu’ils pourront faire et pas pour l’argent. Le dollar et l’Euro n’ont pas encore effacés les idoles.  

Mort au capitalisme ! Il faut bien rigoler.

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Micheline et Mercedes, 20ans d'amitié.                                       

 Aujiurd'hui Mercedes profite un peu de la nouvelle donne, elle est cuisinière dans un restaurant monté avec une voisine. 

Cuba, signaux faibles

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Camagüey, la bourgeoise

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Camagüey sera notre étape entre Santiago et La Havane voulant éviter un trop long trajet routier. Elle ne figure pas au top 5 des villes à voir absolument, aucun fait d’armes et aucune grande figure de la révolution ne sont venus enluminer son histoire. Est-ce ceci qui la rend différentes des autres ? La population est plus blanche, semble porter des vêtements plus chics, je n’aime pas cette remarque cependant il est exact que nous croisons moins de t-shirts abandonnés par les touristes, forcément s’il y a moins passage.

Regardons la carte, en voyage c’est pratique. Sur la route de Santiago à La Havane nous pouvions faire une halte à Cienfuegos la ville de Camillo le grand copain de Fidel en effigie sur  les billets de 20 peso, disparu dans un avion qui décolla, justement, de Camagüey. Ou à Santa-Clara, là où l’icône du pays el commandante Che en attaquant un train blindé apporta la victoria à la révolution, « hasta siempre ». Bien qu’il ne figure que sur le billet de 3 pesos sa légendaire gueule de beau gosse est devenue un symbole révolutionnaire visible dans toutes les rues de Cuba et du monde…..libre. Restait la perle du pays, Trinidad, trop belle pour rester réelle.  Mais nous connaissions ces trois villes et avions envie de voir l’intérieur de l’île. Alors ce fût Santiago Camagüey en bus nationale pour le premier tiers du parcours, le reste en taxi collectif jusqu’à notre base à La Havane.  

La quiétude des rues de Camagüey se ressent immédiatement après la pollution sonore de Santiago. Moins de vieux camions, beaucoup de motos électriques fabriquées en Chine transitant pas le Panama. J’observe l’évolution des véhicules et je pressens que Cuba va passer du moteurs deux temps des années 1960 à l’électrique rapidement. 

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La répartition des rues n’applique pas l’habituel quadrillage des villes des Amériques, c’est pourtant pratique, pourquoi les constructeurs de Camagüey ont dérogé ce principe ? Il parait que c’était un moyen de défense contre les raides de pirates, plus difficile d’avancer dans des rues en courbe pour l’attaquant, plus facile de tendre des guet-apens du coté des défenseurs. Enfin, cela n’empêcha Henri Morgan, ce pirate fît trembler les caraïbes, de piller Camagüey en 1668 et de repartir avec un drôle de butin : 500 vaches ! Les bovins sont encore aujourd’hui l’une des ressources de cette région. Nous avons compté beaucoup de vaches dans les champs et des vendeurs de fromages au bord des routes attendent le client. S’agit-il des descendants de pirates reconvertis en éleveurs ?

 

La place Ignacio Agramonte, disons le centre ville car la plus fréquentée, offre un espace de tranquillité encadré par une église, des demeures coloniales et l’agréable terrasse du bistrot «café ciudad». J’ai toujours ce même plaisir à verser, doucement, la canette de limonade dans un verre remplie de glaçons. Le petit craquement des glaçons lorsque le liquide dégouline et se faufile entre les petits carrés attise ma soif, il faut se retenir et apprécier le moment. ça je ne sais pas le faire. Micheline a son café, sa cigarette, et en plus un orchestre de quatre musiciens avec une chanteuse. Elle sait savourer.

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                                                                                                                 Le Che, si quand même

Au milieu de la place un cavalier pique les nuages de son épée dressée vers le ciel face au couleur national. Son cheval marque le pas, impatient il attend le coup d’éperon de son maitre et l’emporter vers une gloire éternelle.  L’homme porte un uniforme, un chapeau et un pistolet à la ceinture, c’est Ignacio Agramonte, né à Camagüey. Une sacrée allure, de quoi rendre jaloux tous les bronzes de Simon Bolivar d’Amérique du sud. Il a les conditions requises d’un héros, mort au combat à 32 ans pendant la guerre d’indépendance. Juste en dessous de la révolution dans le classement. A part José Marty qui reste le numéro un des héros nationaux, parce que Castro l’a bien voulu. Comme aucun révolutionnaire ne figure dans les registres de naissance de la ville c’est Agramonte qui trône au milieu de la ville. A l’endroit même où les espagnols exécutèrent leurs condamnés à mort.

18h, cachés dans les arbres de la place des hauts parleurs diffuse subitement l’hymne national, le son est aussi mauvais que dans une gare parisienne un jour de grève. Les cubains se lèvent, normal, les quelques touristes comprennent et font de même. C’est la descente du drapeau national.  Selon les jours deux hommes ou un homme une femme font le tour de la place, donc d’Ignacio sur son cheval, baissent les couleurs, les replient et refont le trajet inverse. Leurs costumes ne ressemblent pas à un uniforme, plutôt traditionnel. Le moment est sérieux, sans exagération et ne dure que quelques minutes.

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Tout près de cette place, au hasard des promenades je passe devant la maison de naissance d’un cubain bien connu dans la science médicale, carlos Finlay. Je connaissais le personnage et sa découverte sur la propagation de la fièvre jaune et d’autres maladies par les moustiques. Je le pensais américain à cause de son action lors du percement du canal de Panama par les USA après l’échec des français en partie à cause de ces maladies. J’avoue mon ignorance à l’homme devant la porte, du coup pour me certifier que Findlay est bien Cubain il me propose une visite gratuite des quelques petites pièces de la maison. Peu de choses à voir mais maintenant je n’oublierais pas la leçon, il était cubain.

Même si Camagüey parait un peu plus bourgeoise, les difficultés cubaines sont aussi là. Dès qu’un arrivage de marchandises est prévu les files d’attente devant les magasins poussent.

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Nouvel arrivage, la queue                                                          Maison de Carlos Findlay

Attirés par un menu indiquant des papas fritas, des frites quoi, nous avons fait la queue devant ce restaurant populaire. Plus de patates au moment de passer commande, prochain arrivage ? Qui sait.

Proche de la rue piétonne Républica, nous logeons dans une demeure coloniale décrépie juste comme il faut pour l’authenticité qui donne son charme à l’endroit. La maison est tenue par une grand-mère de 83 ans très active. Bien au calme dans le patio central nous y débutons nos journées devant le petit déjeuner et le soir nous les terminons avec un verre d’eau fraiche provenant du puit.  Car Camagüey  est la ville réputée pour la qualité de son eau filtrée naturellement par les rochers su sol. Autant en profiter

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Allez voir l'album, le drapeau cubain sur le coeur, les yeux vers............ 

Camagüay

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Santiago, face à face

 

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Bien qu’elle fût la capitale de ce qui allait devenir Cuba au commencement du nouveau monde, Santiago a un côté province comparée à celle qui lui retira son titre de première ville de l’île, La Havane. Elle dispose d’une gare ferroviaire, dont on ne sait jamais quand arriveront et partiront les trains. Un petit aéroport accueille quelques vols internationaux, un Montréal quotidien, Miami tous les deux jours et un Paris Orly hebdomadaire, et quelques destinations nationales. Ce n’est pas simple de traverser les 900 km qui séparent la nouvelle capitale de l’ancienne. Les vols La Havane Santiago sont saturés, y trouver un siège rapidement est une loterie. Le bus se montre la meilleure solution, j’ai été obligé de me tasser une nuit dans un via azul, la compagnie nationale. Micheline a profité du vol TX 638 reliant Orly à Santiago en à peu près le même temps que ma traversée en longueur de l’île. C’est en side-car que j’ai été l’accueillir à l’aéroport Macéo cinq jours après mon installation à Santiago. Un engin de plus de quarante ans rutilant comme s’il sortait de la concession. Cela a bien amusé les gens de ma « casa particular » lorsque je leur ai demandé de me dénicher un side-car taxi.

 

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Place Cespedes, le centre-ville. Pas extraordinaire, du déjà-vu. Je ne fais pas mon crâneur, les places se ressemblent souvent ici et rien de particulier ne distingue celle-ci.

A moins que ?

Face à face la cathédrale et la mairie s’observe, une confrontation religion-communisme dans la ville du leader Fidel. C’est chronologique, la maison du seigneur fût bâtie avant sur la partie supérieure de la place. Plus haute elle domine celle du peuple d’où le 01 janvier 1959 Fidel fit son discours devant une foule immense tournant le dos à la cathédrale. Cela a dû faire un sacré coup au curé d’en face, une version Pépone Don Camillo tropicale, rhum, salsa et fusil mitrailleur. Pour que personne ne l’oublie des photos plantées devant la mairie font revivre les premiers jours de ce nouvel ère révolutionnaire imposant ses évangiles. Les versets diffusent les leçons dans le pays. Oubliés les saints catholiques, remplacés par les héroïques combattants, le pouvoir a traversé la place et se situe maintenant au niveau inférieur.

Ma préférence va à la maison du peuple que j’ai admiré depuis le clocher, celle du seigneur étant ici mieux placée pour prendre de la hauteur.

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L'hotel de ville et la maison Velasquez vue du haut de la cathédrale

C’est à Santiago que le 16 juillet 1953 qu’un jeune avocat, Fidel, son frère Raul et leur bande attaquent la caserne de Moncaba dans l’espoir de s’emparer des armes ensuite du pays. Un plan facile, mais c’est raté. Peu en réchappe, les frères Castro si, une sacrée baraka ! Les tués ont leurs monuments sur la route qui mène à l’aéroport. 

D’un côté de la place la résidence de Velasquez, le numéro un des gouverneurs à Cuba donc des Amériques. On prétend qu’elle serait l’une des premières construites au nouveau monde, vers 1516. Le four à or au rez de chaussée date de cette époque, pas le reste. De l’autre côté, des belles façades à colonnes supportent l’une un hôtel, l’autre une banque.

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Un autre souvenir russes                                     Rencontre au cimetière de Compay et Fidel

 

Et tout autour le vacarme assourdissant du trafic. Les vieux moteurs sous les capots des camions hurlent le mauvais état de leurs organes à chaque démarrage en côte. Des pentes il y en a dans cette ville construite en bord de mer entre des montages. Un bruit déchirant, insupportable à nos oreilles habituées aux mécaniques modernes. Toutes ces motos avec leurs bruits aigus de casseroles, ce sont des rappels de l’aide soviétique. Toutes ces bécanes ont été fabriquées par les camarades travailleurs d’Europe.  L’histoire de Cuba se déroule aussi bien dans la rue qu’aux musées. Je me suis déplacé dans un musée de l’auto qui comporte bien moins de modèle que ceux qui tournent en rond autour de la cathédrale et de l’hôtel de ville. A part un curieux prototype cubain assemblé dans les années 60 avec un moteur de pompe ! Cela valait le déplacement, allez l’admirer dans l’album.  Les grosses voitures américaines c’était avant la révolution, les véhicules soviétiques après, maintenant au tour des chinois.

 

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Les cotes de Santiago font souffrir les moteurs. 

Un autre face à face à Santiago le bruit et le son. Après 21 heures le bruit s’en va, le son s’installe. Autant de décibels mais ceux-ci font se trémousser les couples dans les bars. Le «sone», il faut prononcer comme les locaux, est aussi cubain que le rhum et la révolution. A Santiago il a sa place privilégiée, de grands musiciens l’ont fait connaitre au-delà des mers et montagnes.  Le film, buena vista social club ressortit de l’oubli, et de Cuba, les papys cubains.  Bloqués sur l’île ils ont accompli plusieurs tours du monde pour le bonheur de tous les amateurs de cette musique. Avec les oreilles ils ont rouvert les yeux sur la réalité de Cuba, la révolution et l’embargo.  La captation de devises fonctionne bien à Santiago. Le son fait tinter la monnaie dans les caisses des boites de la rue Heredia.

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Il ne faut oublier la révolution 

 Nous avons poussé vers l’oriente un plus loin, jusqu’à Baracoa, certain prétendent encore que c’est ici que Christophe Colomb aurait posé le pied lors de son premier voyage. D’autres affirme que ce serait à 300 km plus à l’ouest. Le découvreur n’avait pas géolocalisé son portable ? D’ailleurs il s’est longtemps cru en Chine.

Baracoa est à 230 km de Santiago, cinq heures de collectivo, des prototypes hybrides de fabrication artisanal. On s’y entasse sur des bancs en fer rembourrés de mousse. Les suspensions en acier transmettent à vos os chaque imperfection de la route qui comporte moins de 10 km en bon état. Qu’ils passent dessous ou dessus la cabine, les tubes d’échappement finissent toujours par injecter les gaz dans les narines des passagers. Vous rêverez du RER A aux heures de pointe.

Il ne fallait pas quitter l’Oriente sans saluer un l’un des leaders du «sone» Compay Segundo allongé au cimetière de Santiago.  Nous y croisons un cubain qui salue les français venus jusqu’ici, un verre de rhum à la main sous le soleil aveuglant au milieu de toute cette blancheur mortuaire. A quelques dizaines de mètres, le recueillement est plus solennel devant les cendres du commandante Fidel, le saint patron de la ville.  Compay, Fidel, face à face ? non. 

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Santiago

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La Havane, Welcome money ?

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Enfin, l’ile apparait sur l’écran de la carte de suivi du vol AM451. Il était temps. Cela ne fait pourtant que deux heures que le Boeing s’éleva au-dessus des hauts volcans qui menacent une ville de 20 millions d’habitants : Mexico. Les chilangos, nom de ces habitants, savent que la peur n’évite pas le danger, alors ils n’y pensent même plus à un Pompéi mexicain.  Dans 1, 100, ou 1000 ans, comment savoir quand arrivera la catastrophe ?

Voilà 30h que j’ai quitté CDG. Paris Mexico, c’est déjà un long trajet, plus 10h de connexion c’est dur. Les voyageurs petit budget connaissent et redoutent ces longues heures à tromper le temps dans un terminal aérien. Pas facile. En plus je n’ai vraiment pas eu de chance puisque j’ai dû prendre le RER plus tôt de la gare du nord à cause du déminage d’un obus de la deuxième guerre qui a refait surface lors de travaux porte de la chapelle juste pour perturber les usagers du RER B 75 ans plus tard.

Un imprévu imprévisible, difficile à imaginer.

 

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Les volcans mexicain                                                                     Cuba apparait

Cuba se profile sous l’aile, nous arrivons par le sud-ouest, de gros nuages dissimulent l’ile. De cette hauteur on l’aperçoit dans toute sa largeur qui ne dépasse pas les 100 km. En un clin d’œil je traverse l’île confortablement installé dans le confort du Boeing. Je me projette déjà dans quelques jours, secoué sur les bancs en bois d’un camion collectivo au moteur asthmatique crachant une fumée noire sur une cote de l’oriente. 100 km : Il faudra des heures de route.

 

Contact sol, roulage, immigration, passeport, tampon, tout ceci en 30 minutes, ce n’est pas mal du tout. Des jeunes femmes en uniforme badgé douane, petite jupe et bas résilles se tiennent bien droite sur des talons hauts, poitrine en avant, mains derrière le dos, bien cambrés, elles suivent du regard les touristes se dirigeant aux bagages.

« Bienvenidos à Cuba » je rajoute dans ma tête « Welcome money ».  Je n’ironise pas, le régime cubain appelle officiellement ceci « captation de devises ». Où est le mal ? Je veux bien y voir de l’hypocrisie de la part d’un pays anti capitaliste. 

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Je covoiture un taxi avec d’autres qui comme moi logeront dans la vieille havane.  Vieille depuis la découverte de l’ile par Christophe Colomb lui-même. Si la «propagande» révolutionnaire vous agrippe dès la sortie de l’avion l’histoire de l’île ne se résume pas aux dernières décennies sous le règne des commandants barbus. Vers 1514 les conquistadores bâtirent, cote sud, une base de conquête du nouveau monde, puis déménagèrent côté nord quelques années plus tard, mieux placé pour la navigation vers l’ancien monde.

La ville s’enrichit avec le trafic des esclaves et des matières précieuses exploitées dans toutes les colonies d’Amérique. C’était depuis La Havane que partaient en convoie les galions espagnols remplies de richesse vers la couronne d’Espagne. C’est toute l’histoire des Caraïbes et de ses pirates, littératures et cinémas en feront des trésors de richesses.

 

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Cuba est l’une dernière colonie perdue par l’Espagne, aidée par la jeune puissance voisine les USA. Les cubains seront indépendants en 1898 après un vote au sénat américain et un traité ratissé à Paris. Les USA s’octroyèrent le droit d’intervenir à Cuba, ils craignent les voisins turbulents. Cela va enchaîner La Havane à Washington jusqu’à Castro. On connait la suite, la révolution a bien démarré puis tourné au vinaigre.  Enfin en fonction des convictions de chacun. Maintenant que l’ère Castro est terminé c’est un sujet de discussion entre visiteurs.

Comment percevons-nous ce régime ? Les réponses sont souvent binaires. Je ne vais pas développer ici. Les urnes sont prêtes dans des bureaux votes, le 24 février el pueblo est appelé à s’exprimer pour un changement de constitution.

 

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Une bonne nuit réparatrice et me voici frais comme un gardon nageant entre les récifs et écueils dans les ruelles de La Havane. En effet si vous vous écartez un peu de l’ornière tracée pour les touristes, vous quittez le salon d’accueil pour les communs, La Havane sans fard et maquillage, surprise à la sortie du lit.

Il faut être vigilant. Agression ? Pas du tout. Ne pas trébucher sur un chien endormi à l’ombre au milieu de la rue. Les trottoirs étant rarement accessibles aux promeneurs, trop étroits Ils sont réservés aux riverains assis sur une chaise ou leurs marches d’escaliers.

Une voiture vous suit, vous remontez sur le trottoir, un vélo taxi en réparation, un marchand ambulant, vous redescendez sur la chaussée jusqu’au prochain obstacle. Faites attention aux liquides dégoulinant des balcons, une femme étend son linge ou se débarrasse de son eau de cuisine dans un pot de fleur qui forcément débordera sur la tête du piéton se trouvant dessous au mauvais moment. Peu de risques de vous faire renverser par un vélo taxi, en général ils vous auront repéré et averti. Je retrouve presque les mêmes voitures au même endroit depuis mon dernier passage il y a deux ans. Faut dire qu’elles sont là depuis 50 ans pourquoi auraient-elles bouger depuis ?  

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Les réformes apportées par Raul commencent à se voir dans les rues qui petit à petit se remplissent de nouveaux modèles importés. Surtout ces petites motos électriques chinoises qui apportent une touche asiatique, on n’est pas encore à Bangkok.

le Wi-fi fait son entrée dans les intérieurs toutefois la plupart des habitants doivent encore choper le divin signal sur les places publiques.

Le capitole est toujours en travaux, les demeures coloniales continuent de s’écrouler et des chantiers de constructions parsément la ville de grues et barricades de protection.  

 Oui, il existe une magnifique architecture coloniale rutilante comme les voitures américaines stationnées devant. Bien que ces façades soient très photogéniques je passe devant sans m’y attarder préférant les quartiers populaires, soit 90 pour cent de la Vieja Havana.

Quand même, une soirée je veux bien descendre la paseo José Marty vers le bord de mer et m’imaginer que je suis ici à La Havane, celle d’avant la révolution.  

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L'Album dans Flick. ¨Pratique Flick 

La Havane 2019

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22 septembre 2018

Cracovie, un dragon, une princesse, un pape

Cracovie, capitale de la petite Pologne et deuxième ville de toute la Pologne, surtout connue grâce au pape jean Paul II nait ici. Je n’ai même pensé à repérer sa maison familiale pour vous en montrer une image. Il est tellement partout que j’en ai oublié le principal. C’est un pays très religieux, les catholiques pratiquent leur foi, les églises ne sont jamais vides. Dans les rues j’ai croisé beaucoup de soutane et de religieuses en habits. Mais je vous le dis tout de suite je ne me suis pas arrêté à Cracovie pour ceci. Je savais... [Lire la suite]
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19 septembre 2018

Biélorussie, de Brest à la Bérézina

Le train reliant Moscou à Brest, la limite du territoire sous influence Moscovite, s’arrête à Minsk. Alors je suis monté dans dedans. Pour deux raisons, premièrement la gare de Brest semble jolie sur les photos et deuxièmement je n’allais pas rester trois semaines à Minsk n’ayant plus d’usine à explorer. Est-il nécessaire de préciser que la fin du monde soviet ne vas pas jusqu’au Finistère, il s’agit de Brest la ville frontière de la république de Bélarus avec la Pologne en zone Schengen européenne. On pense que ce furent des slaves... [Lire la suite]
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14 septembre 2018

Minsk, c'est beau une usine

  « Nous venons d’atterrir à Minsk……….» l’hôtesse. Le Sukhoi roule sur la piste et débarque ses passagers dans le hall national, je récupère mon bagage et je rentre en république du Bélarus sans contrôle douanier donc sans le tampon d’entrée.   Inquiétant ? Un peu. Je n’ai pas compris les recommandations sur le site de l’ambassade Bélarus. Les conditions d’entrée ont été modifiées, la frontière avec la Russie est fermée pour les étrangers. En réalité cette frontière est transformée en mini Schengen réservée aux... [Lire la suite]
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06 septembre 2018

Moscou, the wind of change

Je vous avais laissé avec Nathalie sur la place rouge, c'est peut être sa petite fille ?    Moscou 2Explore this photo album by Gérald Masnada on Flickr!https://www.flickr.com   Quand on part en voyage il est préférable de laisser ses préjugés dans un tiroir. Il vaut mieux partir avec l’envie de découvrir plutôt que l’intention de vérifier si ses préjugés sont fondés, ou non. Et il faut mettre plus de réserves sur les destinations affublées d’une renommée mondiale. C’est le cas de Moscou, l’œil de Moscou,... [Lire la suite]
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03 septembre 2018

Moscou, la place rouge était vide...

    moscou 01Explore this photo album by Gérald Masnada on Flickr!https://www.flickr.com              Terminus Moscou. Je suis content de revoir la place Komsomolskaya avec ses trois gares à l’architecture différentes représentante chacune sa région. Celle de Leningrad d’où je viens de descendre du train Sapsan, le TGV russe, parti ce matin de Saint-Pétersbourg, la gare de Vladivostok d’où je suis monté dans le transsibérien il y a presque 10 ans, et en face la gare de Kazan.... [Lire la suite]
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18 août 2018

Pétersbourg, camarade Pierre et saint Lénine

  Saint-PétersbourgExplore this photo album by Gérald Masnada on Flickr!   J’aurais préféré y arriver  en sous-marin soviétique se faufilant au fond du golfe de Finlande, remonter au périscope la Neva et faire surface à  Saint- Pétersbourg. Faut pas rêver, le bus de Riga m’a laissé au bord de la gare.  La ville que  Pierre Le Grand édifia  en hommage à Pierre l’apôtre. Le quatrième souverain des Romanov  jugeait  sa Russie trop tourné vers des anciennes traditions qu’il... [Lire la suite]
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11 août 2018

Riga, Du Faubourg St Denis à Nevski prospeck

  La voici cette frontière,  sur le terrain c’est ce pont sur le fleuve Narva qui sépare les deux pays, coté ouest la petite Estonie, de l’autre la grande Russie. Il y a quelques décennies en arrière la démarcation entre l’est le l’ouest  était tracé bien plus loin sur la carte, voyons,  à peu près 1200 km jusqu’à Berlin. Depuis Paris j’ai traversé cinq  pays sans sortir mon passeport du sac, là je dois montrer patte blanche : le visa russe.   Je suis le seul passager non local. Je me... [Lire la suite]
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