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Pierrepont, vue sur Manhattan

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Je suis venu à Brooklyn la première fois dans les années 80, ce n’était pas encore un quartier à la mode. J’étais accompagné de mon épouse et d’une amie, elles eurent envie de se rendent là ou personne ne peut aller à votre place. Nous décidons de nous retrouver dans un quart d’heure après leurs explorations des lavabos de Brooklyn. Je montre du doigt la pancarte de la rue pour que chacun repère bien le nom de l’endroit. Nous sommes à PIERREPONT STREET. Je ne sais pas combien de rues parcourent Brooklyn mais nous sommes sur la seule qui porte le nom de mon village lorrain. Alors si ceci est uniquement le fait du hasard on peut y croire. Moi j’appelle ces phénomènes mes fantômes. Brooklyn n’a pas nommé une rue en l’honneur du village de Meurthe et Moselle mais en celui de la famille Pierrepont, de lointaine descendance française.

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Me revoici sous la même pancarte dans cette ville qui compte aujourd’hui presque 3 millions d’habitants. En 1800 ce n’était que des champs au bord de l’eau, face à Manhattan qui se limitait alors à la pointe sud de l’île. Hezekiah Pierrepont était marchand et propriétaire d’une partie de ses terres qu’il exploitait. Il était riche et visionnaire. Souvent cela va de pair si on y ajoute de la chance. Le hasard glissa dans cette histoire un personnage, Robert Fulton, et cela devient un scénario à la James Bond avec des espions et un sous marin. Vers 1800 cet américain installé à Paris essaya de vendre un sous-marin à vapeur, le Nautilus, à Bonaparte. Le sous marin fonctionnait, mais Bonaparte ne fût pas visionnaire sur ce coup là. Les espions anglais surveillaient cet américain. Et s’il réussissait à envoyer par le fond des embarcations depuis un engin invisible, une menace sérieuse à leur supériorité navale. Ils achetèrent l’ingénieur qui passa de l’autre coté de la manche. Les anglais préféraient le savoir du bon coté. Mais le courant passa mal entre eux. Les deux pays n’étaient pas encore réconciliés. Finalement Robert Fulton retourna dans les anciennes colonies avec des projets plein la tête. Il y rencontra Hezekiah Pierrepont qui n‘avait pas besoin de sous marin mais de bateaux à vapeur pour relier ses champs à Manhattan et faire prospérer ses affaires. Chose faite en 1814. Les champs deviennent un village, puis une ville et en 1894 un arrondissement de New York.

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Derrière moi la ville, devant le haut de la rue Pierrepont qui descend doucement en ligne droite vers l’East river cachée par les arbres, la rue est très boisée. Aucun commerce à Pierrepont street c’est un quartier très résidentiel. Cela se confirme des que l’on quitte la place Cadman ce ne sont que de belles maisons cossues. A l’intersection avec la rue Clinton une imposante bâtisse en briques rouges surpasse ses voisines. C’est le musée de l’histoire de Brooklyn. Quoi de plus naturel qu’il se trouve dans la rue d’un fondateur. La société historique de Brooklyn fut créée par Henry Pierrepont, le fils d’Hezekiah. L’architecte George B. Post ceintura la façade des têtes de personnages divers, on y voit Benjamin Franklin et Beethoven, il doit y avoir une logique mais je ne l’ai pas cherché. C’est un viking et un indien qui accueillent le visiteur à la porte d’entrée. Le viking tire la gueule, l’indien semble plus sympa. Les guides considèrent cet immeuble de 1881 comme l’un des plus beaux du quartier. Pas moi, trop carré. Je préfère celui au 82, un autre style qui marie la brique rouge et la pierre de taille, la géométrie ronde et les toits pointus. Tapis à l’aguets dans les feuillages de l’escalier des dragons sculptés dragons s’apprêtent à repousser les visiteurs non désirés. L’entretien des espaces verts semble négligé. Ils ont peut-être changés de syndic. Cette demeure diabolique s’est un peu éloignée de l’austère église un peu plus haut dans la rue. Le hasard me sourit, une homme sort et devine que je m’intéresse à cette architecture. Nous nous serrons la main avec le traditionnel « nice to meet you ». Il m’ouvre la porte et me montre la cheminée à l’entrée et la rampe d’escalier. Tout le reste du mobilier fût détruits lors de la transformation en hôtel vers 1900. C’est aussi à ce moment que fût rajoutée l’affreuse marquise au dessus des escaliers. C’est Herman Behr, industriel du papier, qui bâtît cette folie en 1889.

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Le bas de la rue est dans le style du Brooklyn que l’on voit au cinéma. Des escaliers semblables en apparence mais tous différents, chacun révèle un peu sur les habitudes des résidents, vélos ou fleurs bien rangés. J’arrive au bas de la rue. Sur l’autre rive Manhattan dresse ses tours qui exhibent leur opulence face à cette petite rue tranquille. A gauche la statue de la liberté, à droite le pont de Brooklyn. Il y a longtemps Robert et Hezekiah se sont peut-être assis sur un tronc d’arbre pour parler du futur. Ont-ils imaginé ce que je vois aujourd’hui ?
J’aime cette vue depuis Pierrepont street, il faut s’assoir un moment sur un banc et regarder comment l’homme s’est imposé. Mes pensées remontent le temps, Fulton et Pierrepont sont assis sur leur tronc d’arbre.
- Bonjour gentlemen’s. Cela à changé depuis 1800, c’est grâce à vous.
- Oui, un peu. Grace en partie aux bateaux à vapeur de mon ami qui amenèrent ici beaucoup de monde.
- C’est vrai, cela a continué après ce pont en 1883, un sacré travail d’ingénieur dommage que je ne l’ai jamais vu de mon vivant. Mais monsieur, j’entends votre accent Français, j’ai habité Paris, je me souviens de votre Bonaparte. Que faites-vous ici ?
- Rien. Je passe monsieur Fulton, vous le savez nous ne sommes que de passage. Alors j’essaie de passer dans beaucoup d’endroit.
Une mouette passe, mes pensée s’envolent avec elle. M. Fulton traversent l’East river pour sa tombe en plein cœur de Manhattan. M. Pierrepont s’éloigne dans le calme de Green wood, le grand cimetière de Brooklyn. Je continue ma promenade en profitant de cette vue depuis Pierrepont Street.

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Allez vous promnez dans l'album 

 

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Indianapolis, une auto lib' au 500 miles.

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En voyage il faut consulter les cartes et tracer sa route. Je suis à Davenport, je dois me rendre à New York, 1400 km en une seule une étape c’est trop long, je vais en faire deux. Sur le plan j’avais le choix entre Cleveland, Pittsburg ou Indianapolis. J’ai retenu la troisième ville pour ces 500 miles. Une des plus ancienne et prestigieuse course automobile du monde, je continue dans la bagnole. Je n’aurais jamais pensé qu’un jour je me retrouverais à la gare routière d’Indianapolis quand gamin je feuilletais des magazines de sport auto. Indianapolis je ne savais pas ou c’était, si en Amérique, c’était loin et pas pour moi. Et puis ce n’était pas facile de localiser une ville avant internet. Nous n’avions pas une carte de l’Amérique à la maison. Et le dictionnaire on ne le sortait pas assez souvent. Un atlas, mais pourquoi faire ?

Tous les débuts de mois j’attendais au courrier la revue « l’automobile ». Trois grandes compétitions automobiles très différentes surpassent les autres, Monaco, Le Mans et les 500 miles. Un seul pilote remporta les trois : Graham Hill , 66 à Indy, 72 au Mans sur une Matra Simca avec Pesca’, et Monaco en 63, 68 et 69. On appelle ceci la triple couronne, il est le seul à l’avoir porté.


Le tracé du circuit d’indy est on ne peut pas plus simple, deux grandes lignes droites reliées entre elles par deux virages successifs de 45° chacun et inclinés à 9°, on ne peut pas plus dangereux. Pourquoi ? Pied au plancher dans les lignes droites le compteur affiche 370 km/h, quelques secondes seulement puis il faut écraser les freins et trouver la meilleure trajectoire dans les courbes, ça passe ou non. Pendant 200 tours en 3 heures les 33 bolides sur la piste vont jouer à touche-touche à 300 km/h. Il faut des nerfs solides et des mécaniques robustes. Comme le rodéo ou le foot US, c’est brutal, c’est américain. Les accidents sont attendus par le public, il faut servir aux peuples du bon spectacle, les romains l’avait déjà compris avec les courses de char et les gladiateurs. Ces cambriolages à hautes vitesses ont obligés les constructeurs à améliorer la sécurité des bolides et protéger leurs pilotes. Le dernier accident mortel remonte à 1996, cela ne fait les affaires des pompes funéraires Conkle installés à proximité du circuit. Je souris en me remémorant le dernier film que j’ai vu dans les salles françaises : Grand Froid, un croque mort au bord de la faillite.

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J’ai demandé au chauffeur du bus de m’indiquer l’arrêt Speedway, ce qu’il a fait à plus d’1 km du circuit alors qu’il venait de passer juste devant. J’ai compris plus tard que l’arrêt speedway est la rue principale d’un bourg qui porte le nom du circuit. J’aurais dû préciser « Musée des 500 miles » j’ai retenu la leçon. Le circuit a donné son nom au village. En 1909, G. Fisher et Allison aménage une piste pour faire des courses automobile. Ils l’appellent Speedway, certains prétendent qu’il s’agit du premier circuit. Laissons leur cette affirmation, même si peut-être qu’ailleurs des fous du volant s’étaient déjà amusés à comparer les performances de leur engin sur des chemins de terre. En 1912, ils aménagent un quartier résidentiel autour du circuit en le pensant pour l’automobile, déjà.


Le musée n’est pas grand, une centaines de voiture y sont exposées. La Marmon numéro 32 franchit la première ligne d’arrivée des 500 miles en 1911 avec une moyenne de 120 km/H. Pas mal du tout sachant que cette année la moyenne est de 250 km/h. Seulement trois pilotes français se distinguèrent ici. Jules Goux sur une Peugeot en 1913, nous avons perdu la trace de cette voiture, un modèle similaire existerait en Californie chez un collectionneur privé. En 1914 René Thomas passe sous le drapeau à damier avec sa Delage exposée ici et Gaston Chevrolet en 1920 au volant d’une Frontenac. Aujourd’hui les seules voitures Française que l’on voit à Indy sont d’un tout autre genre et ne se risqueront pas sur l’anneau légendaire. Bolloré a réussit l’exploit d’installer à Indianapolis ces autos électriques, ce sont Les Blueindy. Avec un peu de bidouillage elles peuvent foncer à 150 km/h ! Elles auraient une petite chance de victoire contre la Marmon de 1911. Cela dépendra des ravitaillements et arrêts mécaniques.

 

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On peut également marquer une étape à Indy et ignorer l’histoire automobile au profit de la découverte d’une ville américaine avec son mélange d’architecture moderne-ancien si l’on considère le début du XXème comme ancien. A l’intersection des rues fréquentées du centre ville, artsgarden un espace suspendu en verre au dessus des chaussées relie entre eux les bâtiments. Les piétons traversent le carrefour sans sortir à l’extérieur et s’exposer aux intempéries. L’hiver est rude en Indiana. C’est un ensemble réussi aussi bien vu de l’intérieur que de l’extérieur. Au véritable centre ville, la colonne des héros relate les guerres qu’a dut mener l’Amérique à ses débuts sur son territoire, c’est important de le préciser. Y figure aussi celle qu’ils nomment grande rébellion ou guerre de l’union, appelée en France de sécession, 1861 à 65.

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Chemin de fer et voyageurs sont inséparables, les hôtels de la gare ou terminus machin attendent touristes et hommes d’affaires à la descente du train. Alors quelle bonne idée cette reconversion de l’ancienne gare ferroviaire en hôtel. Le brouhaha de la gare semble étouffé par le décor et son mobilier. On n’est plus dans une gare et pas vraiment dans un hôtel, mais on est bien en voyage. Au deuxième étage deux trains sont aménagés en chambres. C’est bien mieux que ces longs couloirs des grands hôtels ou les portes se font face en enfilage interminable avant d’arriver à la sienne.
La première grande route construite par la nouvelle nation passait traversait la ville, elle partait de Cumberland pour rejoindre Terre Haute. Cela méritait un monument ? Il est devant la mairie. Avec tout ceci si vraiment vous n’aimez pas Indianapolis, vous avez un dernier recours pour tuer l’ennuie : le restaurant Dick’s last resort, entre la colonne des héros et l’artgarden, facile à trouver.

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Davenport, Iowa ça commence mal

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Des champs, des champs encore des champs, comme si je traversais la Meuse pendant 4 heures mais là c’est Illinois. Un état qui aime à rappeler que le grand Lincoln en fût quatre fois sénateur avant d’accéder à la présidence. La Meuse aussi a eu son président de la république. Dans toute cette agriculture j’ai reconnu du maïs et peut-être des épinards, sans certitude car vraiment la campagne et moi ! Le bus s’engage sur le pont du Mississipi, nous arrivons à Davenport Iowa. Bien qu’il ne soit pas au milieu du pays le Mississipi coupe en deux les USA, il détermine ce qui est à l’est et à l’ouest. Ce fleuve a fait l’Amérique, et ceci un peu à cause de Bonaparte.

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Il est 20h00, dans une heure trente il fera nuit, je souhaite être installé à mon adresse airbnb avant. J’ai mesuré sur la carte elle est à 5000 pied, google m’indique des pieds, c’est la géo-localisation. C’est équivalent à la distance gare de l’est centre Pompidou. Avec mes bagages c’est faisable mais s’il y a un taxi je le prends, je suis fatigué. Je le craignais, pas de taxi à la sortie. A Verdun si aucun taxi n’est à la sortie de la gare le patron du bistrot Terminus en appellera un. Pas ici, personne, à part quelques sans abri qui cherchent un refuge. Gare de l’est centre Pompidou, ça descend, Google ne montrait pas la pente impressionnante d’Harrison Street qui se présente à moi. La rampe de la rue Lepic mais en ligne droite, elle en parait encore plus longue. Je dois remonter jusqu’à la 14eme rue.
Mon séjour dans Iowa commence mal.
Au premier feu rouge, je tente le coup et demande à un chauffeur si je suis sur la bonne direction.
« C’est en haut de la colline, montez ». Il me dépose devant le 1420. Merci Charlie.
Première question le lendemain matin, ou prendre mon petit déjeuner ? Il y a pas grand-chose dans les parages, hier soir j’ai repéré une épicerie un plus bas. A gauche je remarque deux personnes sortir de voiture qui pénètrent aussitôt dans ce qui pourrait être un restaurant. J’y vais. Café Mary, Open allumé, je traverse la rue et franchit à mon tour la porte, les couleurs américaines sont partout, et pas un seul drapeau bleu, blanc, rouge, celui de l’Iowa qui a voulu garder les couleurs de la Louisiane Française. Plusieurs tables sont occupées par des habitués. Je passe commande, quelques minutes après et la patronne me pose sous le nez mon pancake et un américan café, un jus de chaussette en France, cela me convient parfaitement.

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Je suis venu dans Iowa à cause d’une émission TV réalité, oui je regarde ces trucs et je ne me cache pas. J’ai découvert l’émission Américan Pickers sur la chaine History channel pendant mes précédents séjours. Maintenant elle est programmée sur une chaine française du groupe BFM. Deux brocanteurs qui aiment les bagnoles et les bécanes chinent sur les routes d’Amérique et ramènent leurs trouvailles en magasin. Je m’étais dit que si un jour je passais par Iowa j’irai fouiner leur tanière.
Deux jours plus tard, ma logeuse me dépose à Le Claire devant la Nash 1949 qui sert de générique à l’émission. Ce n’est pas un modèle courant, je n’ai vu que celle-ci. Le Claire a fait de son histoire une attraction touristique. Georges Davenport, un anglais et Antoine Le Claire de descendance Française, possédaient des terrains dans le coin, avec un groupe d’investisseurs ils bâtirent Davenport, Le Claire et Rock Island, vers 1836. Antoine était arrivé avec l’armée américaine comme interprète, il parlait espagnol, français et plusieurs dialectes indiens. C’est Antoine qui contribua le plus au développement des trois cités. Considéré comme demi-race, par sa mère qui était indienne, et surtout de religion catholique son nom ne fût attribué qu’à la petite ville.

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Il y a quand même un mur qui raconte tout ça au musée Buffalo Bill. Car si la plupart des gens s’arrêtent ici pour Américan Pickers ils découvrent ensuite que William Frederick Cody, dit Buffalo Bill a poussé son premier cri dans la ferme de ses parents à Le Claire en 1846. Bon, passons sur ce cow-boy, certes il contribua à l’image des US, mais ce n’est pas trop mon genre. Pauvre bisons. La navigation sur le fleuve m’intéresse davantage, les rapides dans le passage Le Claire, Rock Island, Davenport était dangereux. Il a fallu beaucoup d’aménagement pour le rendre praticable. Aujourd’hui, des immenses barges transportent des tonnes de marchandises en toute sécurité.
Après Buffalo je retourne fouiner dans les ferrailles Américan Pickers. Transporter dans ma valise un morceau d’Indian ou un moteur Harley Davidson ne sera pas possible. Je me rabats sur l’achat d’une ancienne photo de moto.

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Je reste quelques jours à Davenport, avec une visite à Moline sur l’autre rive pour voir des tracteurs John Deere dans un grand hall d’exposition. S’il y a des champs, il faut des tracteurs pour tirer la charrue. John Deere quitta le Vermont pour s’installer à Grand Détour dans Iowa, en 1804. C’était un forgeron qui fabriquait des charrues. En 1878 il reçu un trophée lors de l’exposition universelle de Paris en remportant un concours de charrue. Ce n’est pas de la grande culture l’histoire de la charrue, je trouve cela mérite d’être signalé vous ne pensez pas ? En 1848 il s’installe à Moline, en 1918 il rachète la fabrique de tracteur Waterloo, dans l’Iowa, faut préciser. Le matériel agricole jaune et vert est aujourd’hui dans tous les champs du monde et même sur le green des golfeurs.
Pour descendre en ville et y remonter le soir je laisse de coté Harrison Street trop droite, trop large, trop américaine. Je préfère slalomer dans le district de Hambourg avec ses anciennes demeures de la colonie germanique. Dimanche j’y ai même croisé un groupe de touriste accompagné d’un guide. Il parait que le quartier est hanté.
Finalement ce séjour commença mal mais se déroula très bien.

 

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Campeche, une glace à deux boules

  

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Ce détour à Palenque pour saluer Pacal le grand sur son vaisseau interplanétaire m’a détourné de mon chemin initial. Mes feuilles de route ne sont pas des consignes à respecter coûte que coûte. Il a un point d’arrivée et un de retour, entre les deux c’est un peu selon. La seule obligation : me rendre à Cancun à la bonne date et reprendre l’astronef intercontinental. Sur le carte depuis Tikal je pouvais me poser la question de repasser par le Belize ou non, de Palenque ce n’était plus la peine, je bifurque sur Campeche, plus court, pas de douane, pas de taxe. Restait la crainte de trouver de la place dans les transports et les logements car nous sommes en pleine semaine sainte. Je l’ai noté en orange sur mon calendrier. La Passion du Christ, ce n’est pas parce-que je ne suis plus chrétien que j’ai tout oublié, risque de me gêner dans mes déplacements si les bus et hôtels sont complets. Au moment du plus grand chassé-croisé sur les routes l’Amérique latine mon parcours risque de se transformer en chemin de croix. Miracle des sièges étaient encore disponibles pour les trajets mais plus qu’une chambre disponible sur booking, hors budget, je n’ai pas le choix. C’est donc rassuré que j’embarque dans le vaisseau ADO (Autobus De l’Orient) pour quitter Pacal le grand.

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Les petits villages 

Je passe 6 heures dans le bus, toujours ce plaisir de voir défiler la route dans les campagnes. Les petits villages traversés au ralenti, les pâturages ou pâture le bétail, normal. Au début du trajet j’ai aussi remarqué des plantations de palmier pour l’huile, ma nièce très attentive à ceci m’a expliqué qu’il valait mieux ne pas en consommer. La pause repas de 20 minutes dans un restaurant me laisse le temps d’avaler deux tacos, y a-t-il de l’huile de palme ?
Je suis posé à Campeche avant la nuit et j’ai le temps de me changer avant le diner qui sera le premier contact avec cette ville qu’il vaut le détour selon les guides. Mon hôtel le « Ah-Kim-Pech » est bien situé dans le centre historique à l’intérieur des murs, à deux blocs du parc central. Lisez à voix haute, dans Kim-Pech nous entendons bien cam pech, c’était le nom du village maya ou en 1517 une expédition espagnole venue de Cuba a mis pied à terre pour faire de l’eau. Le nom Maya s’est transmis à la ville espagnole, puis est passé au bois de Campeche car cette essence précieuse partait d’ici vers l’Europe.

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Là ou il y a du commerce il y a de l’économie donc de l’argent. Les échanges ne se faisaient pas numériquement mais avec de vraies pièces d’or et d’argent. Alors cela faisait de beaux magots planqués dans les coffres des marchands et des bourgeois. Campeche, Vera Cruz, La Havane, Panama, Carthagène toutes ces possessions de la couronne d’Espagne furent les proies des brigands de la mer : les pirates. Ce n’étaient pas des terroristes, seul l’argent et l’aventure motivaient ces gibiers de potence. Les pirates avec leurs légendes de trésors font encore recette aujourd’hui dans les librairies, le cinéma ou le tourisme comme ici. Rackham le rouge, le capitaine Jack Sparrow interprété par Johnny Depp quel garçon n’a pas un jour hisser le pavillon noire et hurler « à l’abordage » dans une cour de récréation.
Campeche se souvient particulièrement d’un drôle de lascar, le pirate Lorencillo. Un hollandais né en 1683. De corsaires des mers du nord il devient canonnier dans l’armada espagnol aux caraïbes. Capturé par des flibustiers il épouse leurs idéaux et se retourne contre ses anciens maîtres. Avec un autre flibustier français Michel de Gramont ils pillent la ville de Campeche en 1685. Après ces exploits contre les espagnols Louis XIV le naturalise Français et le nomme lieutenant du roi à Saint Domingue ou il y mourra en 1704. Bandits en Espagne, héros en France, l’appellation dépend du coté de la frontière. La mer des Caraïbes serait-elle aussi belle sans cette histoire de la flibuste ?

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La terreur de Campeche : Lorencillo,                  Lui, n'est pas pirate, prof en retraite

Les pirates ont vraiment donné du fil à retordre à la couronne d’Espagne pendant des décennies, de 1630 vers 1690. Les gouverneurs ont bâti des fortifications pour se protéger, les religieux édifièrent des églises. Campeche est une des rares villes mexicaine qui ait gardé des morceaux de ces fortifications. Par contre les églises sont restées un peu partout. Elles n’étaient pas bien hautes ces fortifs mais suffisantes au XVII siècles. La rue 59 qui passe au coin de mon hôtel relie les deux anciennes portes d’entrée, celle dite de la mer et son opposé de la terre. Les bastides sont maintenant transformées en petit musée, je dois le dire sans grand intérêt à part le fort San Miguel, hors de la ville, avec son couloir d’entrée en zigzag contre les projectiles qui ne se déplacent qu’en ligne droite. J’y suis venue pour une tombe Maya reconstituée à l’intérieur.

 

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Miracle ? j'y crois pas                                                  Classé au patrimoine mondial ? 

Malgré sa notoriété de patrimoine de l’Unesco, Campeche n’a pris la grosse tête. Des habitants y vivent normalement comme dans ailleurs avec, il me parait, plus de tranquillité. Le marché comme tous les marchés est « animé et coloré » et je rajoute parfumé à cette expression « guide du routard ». J’y ai mangé de succulents fruits de mer en bonne compagnie, celle de gens ordinaires. A l’intérieur des murs, l’architecture est simple, nous sommes en présence du style coloniale militaire et baroque. Les rues parallèles et perpendiculaires dessinent un damier régulier. Les maisons se ressemblent pour la plupart. Elles bordent des rues étroites et pavées. Leurs ouvertures sont grandes, souvent avec un seul étage et une terrasse plate en guise de toit. Les trottoirs sont hauts et étroits. Mais le plus de Campeche qui justifie le détour sont ces couleurs.
La perspective des façades pastelles sous cette lumière ardente est inhabituelle dans ce pays qui porte habituellement des couleurs vives. Frida Kahlo et le grand Diego Rivera n’auraient pas peint ceci. Dois-je en déduire que ces teintes douces expliquent la sérénité de la ville ?
Sous cette chaleur, moi je regarde ces rues comme la vitrine du marchand de glaces avec toutes les bonnes saveurs pistache, vanille, coco. 

21 pesos les deux boules. 

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Monde Maya, je continue

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Un jeune guide au profil très maya. 

Tikal, nous avons deux significations différents, trou d’eau car il y avait un gros réservoir ou le lieu des langues, je ne sais pas pourquoi. Ces appellations datent de la fin du 19eme. Nous sommes ici dans la jungle du Petén au Guatemala, dans une réserve naturel de 57 600 ha. Je passe en mode «il faut payer touriste». Transport et entrée font une addition à 40€, c’est beaucoup. Si cela aide au maintien du site. Des centaines de structures sont agressées depuis des siècles par l’ennemi végétal. Il faut imaginer cette grande cité de 50 000 habitants sans cette végétation envahissante, ou le contraire par exemple Epinal avalée par la forêt vosgienne. Cette verdure anarchique me fait peur, les lianes cannibalisent les arbres, les herbes sont plus grandes que moi, le sol est mou et des trucs tombent des branches. Les singes n’arrêtent pas gueuler et de cavaler au dessus de ma tête et des fourmis grimpent du sol sur mes jambes. La menace est partout. Il faut marcher une heure dans ce territoire pour arriver sur la grande place de Tikal.

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 Le temple I de Tikal                                                         La grande place vue du temple IV 

Celle que l’on voit souvent en photo et au cinéma dans Star war. Mais plus aucun vaisseau spatial n’est là. Je ne délire pas sous l’effet du soleil, je suis sur la base de l’alliance rebelle Massassi, devant le jedi Praxeum de l’épisode IV de la guerre des étoiles de Lucas. Les marchands de coca sont encore là, 1 US = 1 coca. J’avale ma boisson face au temple 1, c’est un monument funéraire découvert en 1960 ou fût enseveli en 734 Jasaw Chan K'Awil, un grand seigneur, la date correspond à la fin de nos mérovingiens qui n’ont rien à voir avec cette histoire. Je contemple la pyramide de pierre et son sommet, j’hésite dans mon imaginaire, dois-je y voir la civilisation maya avec ces rituels colorés ou l’académie Jedi de Lucas. Après la grande place, je prends le chemin qui mène au monde perdu, appellation attribuée par les archéologues à cause de la similitude avec le roman de Conan Doyle. Ces vestiges étaient vraiment perdus sous la verdure, Sherlock Holmes n’a jamais mis les pieds au Guatemala c’est aussi une autre histoire. Le monde perdu datent d’avant la place principale. Les mayas n’ont pas reconstruit par-dessus comme ils le pratiquaient. Nous avons donc des structures du préclassique en état, elles sont plus ramassées sur elles même que les temples de la grande place. Sur le chemin je croise des ornithologues qui espèrent voir un Quetzal, l’oiseau de paradis, très rare. Quetzal c’est aussi la monnaie nationale. Rigolo une monnaie qui porte un nom d’oiseau.

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    Pour ne pas se perdre une pancarte c'est mieux           Technique de restauration  maya début XXI  

Palenque, Mexique état du Chiapas, au départ ce point n’était pas prévu sur ma route. La visite des autres sites a attisé mon engouement pour les vieilles pierres. J’ai bifurqué et traversé la province du Tabasco pour venir ici. Je suis au pied du célèbre temple des inscriptions sur la place de la cité des grandes eaux en maya. C’est vrai voici la pluie, elle commençait à me manquer après deux mois. Nous sommes dans les terres, une région située entre deux mers, 100 km du golfe du Mexique et 200 de la cote Caraïbe. Cette humidité ne me gêne pas, la jungle mouillée scintille et vibre à la lumière, encore plus belle. C’est le mode «Indiana Jones» je dois être prudent le terrain est très glissant. Ce site est très grand. Les archéologues ont encore du pain sur la planche car ils estiment qu’ils n’ont dégagé que 10% de l’ancienne cité de Pacal le Grand, le gouverneur maya le plus connu. Comment mexicaniser l’expression pain sur la planche dans le pays de la tortilla de maïs ? Vous ne le saviez peut-être pas mais le mot Maya provient de maïs.

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La jungle c'est beau mais hostile alors il faut s'armer en conséquence.  

Au centre de la cité, le palais des élites avec sa tour qui devait être un observatoire astronomique. Ces mayas m’étonnent, ils ne connaissaient pas la clé de voûte en architecture, ni les métaux et pourtant ils avaient établis des calendriers astronomiques très précis avec des cycles courts et longs calculés pour des milliers d’année. L’un de leurs cycles se termina le 21 décembre 2012, les prêtes et adeptes de sciences occultes avaient prédit toutes sortes de cataclysme. Des illuminés avaient prévu un refuge en France dans les grottes de Bugarach. Rien ne s’est passé, les mayas ont juste tourné une page de leur calendrier, tant mieux. 

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Dans le palais quelques bas reliefs de stuc sont encore visibles, tous les murs en étaient recouvert nous devons ceci à Pacal le grand qui régna pendant 70 ans, de mars 613 à août 683, sur la cité. Je suis passé par ici au début des années 1980 et l’on pouvait encore descendre dans son tombeau voir la fameuse stèle dite de l’astronaute qui recouvre son sarcophage. Aujourd’hui si vous ne me croyez pas il faudra voir la réplique au musée à la sortie du site. Encore une sacrée histoire. La tombe est découverte en 1952 dans la pyramide du temple des inscriptions, une surprise car personne ne pensait que cette construction servait de tombeau. Depuis, dans le temple XIII mitoyen une autre sépulture fût découverte en 1994, la reine rouge. Cela donne envie de creuser étant donné les centaines de pyramides encore enfouies. Pas moi, trop chaud, trop de moustiques et il a fallu trois ans de travaux pour arriver au sarcophage de Pacal.

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 La stéle de l'astronaute                                                  Le temple des inscriptions

Selon les archéologues sérieux et scientifiques, la stèle représente le grand Pacal sur l’arbre de vie dans le bas monde, les entrailles de la terre correspondant à notre paradis, pour ceux qui y croient bien sur. Dans les années 70 arrive l’hypothèse des anciens astronautes, les extra-terrestres venus sur terre à l’antiquité. Ils y en auraient parmi nous, David Vincent et les envahisseurs. Ceux qui veulent y croire décrivent cette stèle avec Pacal assis sur un siège qui actionne des manettes d’un vaisseau spatiale. Une autre interrogation : le squelette de Pacal n’a pas les caractéristiques physiques des mayas, il était plus grand. Les hiéroglyphes nous disent qu’il ne venait pas de Palenque mais d’ailleurs. Entre le crâne de cristal de Lubaantun et l’astronaute de Palenque vous allez croire que je ne mange pas que du maïs ici

Petite ballade dans les ruines, équipez vous : 

 

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Un engin mécanique représenté dans un bas-relief maya ?

En 1948, le docteur Alberto Ruz Lhuillier, de l'institut mexicain d'Anthropologie, entreprit une campagne de fouilles, qui devait durer trois ans, dans la pyramide à degrés de Palenque, laquelle n'avait jamais fait l'objet de recherches archéologiques approfondies, bien que sa découverte date du XIXe dernier.

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06 août 2017

Milwaukee, Jeanne d'Arc en Harley ?

  Wisconsin, capitale Madison, ratifié état US en 1848, peine de mort abolie en 1853, port d’arme autorisé et casque en moto non obligatoire. Casque en moto ! Une information secondaire ? C’est pour la moto que j’ai fait ce détour à Milwaukee, un musée, pas l’un de la grande histoire mais de la petite. Et ici elle à un nom, plutôt un son : le «potato potato sound» des Harley Davidson. Un bruit si caractéristique que ce constructeur voulu le breveter sans y parvenir. Pas grave aucune moto ne l’imitera, maintenant c’est trop... [Lire la suite]
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01 août 2017

Détroit, le fantôme de la Ford T

  Détroit après l'auto - Album photos - le blog images54620Détroit après l'auto : Toutes les photos Détroit après l'auto - le blog images54620http://jenesuispasdici.canalblog.com   C’est à pied, depuis woodward l’avenue principale de Détroit, que je m’engage dans la rue Piquette. Drôle de nom d’origine française, je suis le seul piéton parmi les bâtiments laissés à l’abandon qui attendent leurs sorts entre reconversion et destruction. Pour la plupart le temps aura décidé avant car ils finiront par... [Lire la suite]
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26 juillet 2017

Détroit l'optimiste reprend des forces

DETROIT Ma valise est arrivée avant moi à Détroit. A la descente du vol AA 5070 en provenance de Philadelphie en quelques minutes tout le monde avait récupéré son bagage, sauf moi. Cela commençait mal, vite ou se trouve le bureau d’Américan Airlines ? Juste derrière, il est encore ouvert à 22H00. Ouf, j’y vois ma valise rouge tatouée 54620 qui m’attend dans un coin, elle a pris le vol d’avant pendant que je dinais à Philadelphie. Je suis content et remercie l’employée sans lui demander comment un bagage a... [Lire la suite]
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09 avril 2017

Monde Maya, pas prévu au programme.

Je passe dans la région des mayas, au départ ce n’était pas le but de cette ballade, mais pourquoi ne pas changer de plan et revoir ces sites. Les civilisations précolombiennes, qu’il ne faut pas mélanger, ont tellement éveillé mon imagination lorsque plus jeune je collectionnais sur mon étagère les livres de sciences occultes. Qui se souvient de Robert Charroux et de cette collection des éditions J’ai lu qui s’appelait l’aventure mystérieuse ? Je vais replonger dans le mystère maya puisque je passe sur leur territoire qui... [Lire la suite]
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03 avril 2017

Belize, des mémonites aux extra-terrestres.

    J’ai quitté le Belize comme j’y suis arrivé, par la mer. La sortie, encore une taxe à payer de 20 US, s’est faite sur une grosse barque avec 6 personnes à bord. Son moteur a choisi le meilleur endroit pour caler, en plein milieu, le plus loin des rives. D’un seul coup la baie me parait bien plus grande. La mer n’est pas agité mais nous ballote suffisamment pour me rendre nerveux. Je pense aux migrants qui s’aventurent dans des mers bien plus dangereuses sur des radeaux bien moins solides. Le « capitaine » remonte son... [Lire la suite]
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